01/02/2009

Critique de film: Afterwards- Gilles Bourdos (2008)

Afterwards (Et après) – Gilles Bourdos (Avec John Malkovich, Romain Duris et Evangeline Lilly).


Film dont l'affiche (Réalisateur et acteurs) est alléchante, mais qui déçoit énormément. Je le note 5, même si j'ai hésité lui donner 4, car je pense qu'il est toujours intéressant de voir un film, bon ou mauvais, pour se forger sois même une impression.
Malgré un jeu d'acteur absolument magnifique, le sujet reste banal et, à mes yeux, beaucoup trop tiré par les cheveux.


Je n'ai pas lu le roman de Musso dont le film Afterwards est une adaptation. C’est certainement un tort. Mais je pense qu'il s'agit d'une catégorie d'ouvrage, tout comme "Et si c'était vrai" de Lévi, qui ne doit pas être adaptée au cinéma. L’imagination, l’appropriation du texte par le lecteur doit lui être propre. Il existe donc une multitude de versions, d’impressions et de sentiments variés provoqués par cet ouvrage. Les adaptations cinématographiques n’en proposent d’une seule, arbitrairement.
Le film tire en longueur, plans inutiles, la morale chrétienne berce le propos du début à la fin, la morale reste faible et bien connue: "profitez de la vie, et aimez vous les uns les autres"... Un peu faiblard, non? Mélodrame tournant en rond. Je pense que la lecture de l'ouvrage de Musso doit faire un autre effet. Probablement moins dramatique. Il est clair que le sujet de la mort est une thématique très intéressante à développer, mais je trouve que l'interprétation de Gilles Bourdos nous plonge trop dans le fanatisme religieux. Cela est fort dommage.


Je ne pense pas non plus que tout soit à jeter dans ce film. En effet, et comme je l’ai dit plus haut, les acteurs sont très bon. Malkovich n’est plus à présenter, et Romain Duris intègre parfaitement son rôle. Il est Nathan. Son indifférence première, son angoisse grandissante est toujours perceptible, les crises de nerfs, son intense tristesse, sa détresse, tout cela est lisible à deux cent pourcent. Merveilleuse interprétation. Evangeline Lilly est surprenante. Elle quitte son rôle de naufragée de Lost, pour devenir une naufragée de la vie. Elle est déchirée et forte. Très belle elle est, et très belle elle reste, jusqu’au bout. La petite fille de Nathan et Claire est attendrissante, intelligente et très mature.
Musique contemporaine, mêlant ambiance et jazz, la bande originale d’Alexandre Desplat est irrégulière et provoque une ambiance glauque intéressante qui m’a assez charmée.
La photo du film est harmonieuse malgré une grande quantité de plans poético dramatiques inutiles.


Pour conclure, Afterward est à mes yeux, un coup dans l’eau, malgré certaines belles qualités cinématographiques qui hélas ne suffisent par à redresser l’ensemble.
Voyez le, mais pas au cinéma.

17:07 Écrit par Sekline dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film |  Facebook |

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