01/08/2008

Patrimoine culturel français

Je suis de retour de ce beau séjour!
Nous sommes passés par Jumièges, Rouen, par Tours et les châteaux de la Loire (Chenonceau et le clos Lucé de De Vinci), par le Périgord, par Bourges et enfin par Reims. Que de belles ballades et splendides merveilles de l'architecture... Je vous laisse imaginer ma tête devant les cinq registres de la cathédrale de Bourges et mon indescriptible émotion devant la façade de la cathédrale N-D de Reims... ça valait presque l'effet "Ste Chapelle de Paris"... *soupir* Tout cela avec le grec, ponctuant celles belles journées... *re-soupir*

Je ne peux pas m’empêcher de vous faire un compte rendu de ma visite dans la vallée de la Loire, où j’ai été scandalisée notamment par le prix d’entrée aux châteaux. Le prix d'une entrée "adulte" tourne autour des 13 euros et une entrée « étudiant » autour de 7 euros. Alors quand vous demandez si les étudiants en histoire de l'art ont des réductions particulières, on vous regarde genre "ben oui... étudiant quoi"... J'ai quand même dit qu'à Versailles on entrait gratos et qu'au musée d'Orsay aussi... alors là, ils sont choqués... Puis bon, on se dit, allez, par grave, c'est cher mais bon, ... on participe à la conservation du lieu... on relativise quoi… Mais quand je suis entrée à Chenonceau et au Clos Lucé, j’ai été catastrophée par la conservation du mobilier, des tapisseries… Les fenêtres grandes ouvertes devant les estampes, les tapisseries, forcément largement éclairées par la lumière naturelle… Je ne vous parle pas évidemment de la température à l’intérieur des pièces… Les tapisseries perdent leurs couleurs, se désagrègent par endroits et sont trouées par les fixations qui les maintiennent aux murs. Le mobilier n’est pas épargné par le popotin des visiteurs, et les appareils photos flashent à n’en plus finir… La muséologie est généralement déplorable. On se demande où passe l’argent des entrées puisque ce n’est par à la mise en valeur et à la conservation que cet argent est employé.
Autre déception, le château de Chenonceau proposait une visite du « musée de Cire » (en supplément au prix de la visite du château, bien évidemment) qui illustrait des scènes de la vie de ses occupants vêtus à la mode d’autrefois, présentant des échantillons de tissus que le visiteur pouvait toucher. Sur l’idée il y a du bon, je n’en disconviens pas. Cependant, les statues fondent sous l’effet de la chaleur des spots qui chauffent abominablement. La pièce où sont exposées les statues est une annexe du château, adjacente au restaurant, elle n’est pas isolée, et on y entre comme dans un moulin et les enfants touchent à tout. Aucune créativité : les personnages se ressemblent tous, et on a plus l’impression de visiter un musée de l’horreur qu’une activité pédagogique dans un des châteaux de la Loire les plus connus et renommé… Heureusement, et cela est valable pour Chenonceau et le Clos Lucé, les jardins et les bâtiments sont assez bien entretenus... Au cours de mes balades, je n’ai jamais vu un château, une grande cathédrale où il n’y avait des échafaudages avec un panneau expliquant la restauration et la restitution de certains éléments abîmés ou perdus… En bref, je reste assez déçue du peu d’attention portée à l’un des gagne pain de cette région par le directeur des Monuments Historiques Français… La restauration est une chose… mais ne vaut il pas mieux conserver avant d’intervenir en grande pompe sur un monument ? …
À méditer…

12:51 Écrit par Sekline dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyage, patrimoine |  Facebook |

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