07/04/2008

Tim Robbins - Dead Man Walking - 1995

Je viens de voir le film « Dead man walking » de Tim Robbins datant de 1995 avec, dans les rôles principaux, Susan Sarandon interprétant Helen Préjean et Sean Penn, Matthew Poncelet.

Synopsis :

« Matthew Poncelet (Sean Penn), condamné à mort pour l'assassinat horrible d'un jeune couple, attend depuis six ans son exécution. Il écrit un jour à soeur Helen Prejean (Susan Sarandon). Elle accepte de le rencontrer et de devenir sa conseillère spirituelle lorsque la date fatidique est fixée. Parallèlement, elle tente, avec l'aide d'un vieil avocat, Hilton Barber (Robert Prosky), d'obtenir la commutation de la peine capitale en prison à vie» ( Bernard Sellier, dans son article sur le dit film, http://www.imagesetmots.fr/pages/cinema/derniere_marche.htm ).<

Mon avis :

Je ne désire pas ici enflammer un débat qui depuis longtemps déjà ne cesse de retourner les esprits. J’éprouve simplement le besoin de communiquer une douleur que j’ai éprouvée en voyant ce film.
Une douleur, mais aussi une envie de rébellion, une incompréhension face à un monde si illogique.
Je me suis sentie perdue, ne sachant plus quoi penser de la peine de mort... Incroyable, mais quelques instants, je me suis remise en question. Mais très vite, j’ai repris mes esprits. Je suis contre, absolument contre la peine de mort, malgré le fait que des criminels aient commis des meurtres abominables, je reste sur mes positions. Ce film est en effet un plaidoyer contre la peine de mort, ayant, parmi ses acteurs, la foi chrétienne. En effet, la sœur Helen Préjean tente de faire passer les valeurs chrétiennes du pardon chez les parents des jeunes adolescents assassinés et violés sauvagement... Comment pardonner... Comment pouvoir pardonner un tel acte ? Je pense que cet outil ne soit pas là par hasard, ni par pure « habitude » du schéma cinématographique américain. Ces valeurs d’amour de pardon si justes et belles, je les partage, malgré mon athéisme. Il ne faut pas être chrétien pour avoir de telles valeurs. Or, j’ai eu un vague sourire ironique, en connaissance des faits historiques, en repensant au actions chrétienne... Il est vrai qu’il on toujours dépendu l’amour, le respect, la joie, le pardon, l’égalité, etc. autour d’eux... Bref... XD
Quel illogisme que cette peine capitale qui donne la mort à quelqu'un qui donne la mort à autrui (je renvois ici au dessin issu des Idées noires de Franquin qui parle de lui-même...) Les chrétiens on fait tellement preuve d’illogisme durant des siècles que cet entêtement se retrouve dans les mentalités aujourd’hui.
Pourquoi la peine de mort ? Où est le monstre ? Qui est le responsable de la mort ?? « (...) Le développement de la haine, celle des autres, de ceux que l'on catalogue comme responsables de notre mal-être, mais aussi et surtout celle de soi-même, qui conditionne et enfante la première. Cette haine qui n'est que la simple absence d'amour pour la vie.»( Bernard Sellier, dans son article sur le dit film, http://www.imagesetmots.fr/pages/cinema/derniere_marche.htm ).
J’ai trouvé ce film fort loin du manichéisme habituel américain. Le criminel n’est pas sauvé de justesse à la fin... Non, il reste clair dans les esprits que Matthew Poncelet est une ordure de la pire espèce violeur et assassin. Cependant, le réalisateur, aidé par un jeu des acteur décidément très fin, montre avec une profonde justesse ce problème de la responsabilité du crime, du fait de rejeter la faute sur les autre, de protéger son ego, son individualité. On est touché par l’abomination vécue par les parents des victimes, qui demandent réparation... mais quelle réparation ? La mort d’un homme réparera t’elle la perte d’un enfant ? Quelle tristesse, quelle poids sera-t-il ôté à leur cœur ? « Justice sera faite » ??? « Œil pour œil dent pour dent » dit la loi du Talion utilisée comme argument allant en faveur de la peine de mort. Or, dans notre film, cet argument est aussi employé mais dans un cadre se disant chrétien, cette belle Amérique... pourtant, le fils de leur Dieu n’a-t-il pas dit : « Vous avez appris qu'il a été dit : œil pour œil et dent pour dent. Et moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Au contraire, si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l'autre. A qui veut te mener devant le juge pour prendre ta tunique, laisse aussi ton manteau. Si quelqu'un te force à faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. A qui te demande, donne; à qui veut t'emprunter, ne tourne pas le dos. » (Matthieu 5,38-42) ?
Je me répète...quel illogisme... quelle horreur de se sentir si impuissant face à la connerie humaine...


FranquinInoires


Je vous conseille la lecture de l'article de Bernard Sellier, au sujet du film et de la peine de mort: http://www.imagesetmots.fr/pages/cinema/derniere_marche.htm

00:38 Écrit par Sekline dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : film |  Facebook |

Commentaires

En tant qu'humaniste je ne peux ni tolérer les sévices fait à des personnes, ni accepter que l'on en tue pour rendre justice. C'est aussi la peine de mort qui à permis les plus irréparables des erreurs judiciaires. Même si une culpabilité est avérée, tuer un homme est un acte barbare, qui à mon sens ne devrait être perpétré que dans l'extrême nécéssité, pour protéger une vie. La peine de mort ne répare rien, ne rends aucune justice, elle ne fait qu'assouvir une vengeance. Qui plus est, cette sanction n'est d'aucune utilité sociale. Y a t il moins de crimes aux états-unis?? De quel droit un état se donne t il le droit de tuer ses citoyens?? La peine de mort selle la boucle de la violence.

Écrit par : Koyuki | 07/04/2008

moi je dirai qu'une chose, répondre a la violence par la violence. ne résoudra jamais rien. Et je rejoins l'autre commentaire, des innocents sont mort a cause de la peine de mort.

Écrit par : une ombre | 07/04/2008

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